26 décembre 2007
La 25éme heure
Sortie en Mars 2003, ce film post 11 Septembre de Spike Lee nous plonge dans un New York meurtri par les attentats du World Trade Center. En suivant Monty (Edward Norton),dealer dilettante, pendant les 24 heures qui précédent son incarcération, Spike Lee nous offre une galerie de portraits éclectiques, du trader au prof de lettre, en passant par le mafieux d'Europe de l'est, mais surtout nous démontre à quel point cette ville ne sera plus jamais la même. En 24 heures, Monty nous résume sa vie. La lenteur du récit nous donne l'occasion de nous arrêter sur les contradictions de l'Amérique d'aujourd'hui. Et c'est un Monty amer, en sursis, qui nous décrit dans un superbe monologue, les travers de ses congénères, en les caricaturant volontairement à l'extrême. Une bande son sombre rend l'atmosphère pesante. C'est en fait le deuil d'une ville et de ses habitants que nous portons tout au long du film.
23 décembre 2007
Carlto's way (L'impasse)
Sortie en Mars 1994, cette chronique mafieuse de Brian De Palma offre, pour moi, son meilleur rôle à Al Paccino. Carlito Brigante, ancien caïd respecté, retrouve son quartier aprés plusieurs années d'emprisonement. Il à pour objéctif de repartir de zéro en laissant de coté son ancienne vie, et souhaite quitter New York pour partir vivre au bahamas avec sa compagne Gail. Pour cela il décide de rester, le temps d'économiser assez d'argent. Mais son passé le ratrappe, et les régles ont bien changé.
Ce parcours de rédemption est une épreuve de force pour le spectateur, même s'il est claire dès le début que Carlito court à sa perte. L'avocat vereux et cocaïné interpreté par un Sean Penn métamorphosé, impose ici une réflexion sur la course au pouvoir. Une fin déchirante fini de planter le couteau dans la plaie, et nous délivre de cette course en avant magnifique.
Jacob's ladder (L'échelle de jacob)
Sortie en janvier 1991, ce drame fantastique d'Adrian Lyne est un pure chef d'oeuvre du genre. Tim Robbins incarne ici Jacob Singer, un vétéran du Vietnam de retour au pays, hanté par les images d'une ambuscade subie par sa section. Victime d'hallucinations, il entrevoie d'étranges créatures qui semblent le pourchasser. Il méne l'enquête, et tente de comprendre ce qui s'est véritablement passé ce jour là dans la jungle viétnamienne.
Ce vétéran cabossé par la guerre nous intrigue des les premières minutes du récit. L'ambiance plus qu'angoissante instauré par le réalisateur donne au film une saveur particulière, comme si rêve et réalitée se confondait. Le second rôle de Luis, interprété par Danny Aiello, permet au spectateur de se racrocher à la réalité grâce à sa presence appaisante. Cet ange gardien ostéopathe est à lui seul la clée de voute du dénouement, tout aussi jubilatoire qu'innattendu.
Goodfellas (Les affranchis)
De Martin Scorcese, sortie en Septembre 1990, Goodfellas est pour moi la réference des films de mafieux. Pendant presque 2h 30mn, le réalisateur décortique minutieusement les rouages du systéme mafieux, pas les cotés machiavéliques explorés par Copolla dans "Le parrain", mais les petits engrenages de la vie quotidienne de ses personnages hauts en couleurs. Les scénes annecdotiques sonnent aujourd'hui comme des parabolles à quiquonque s'attaquerais au mythe de la mafia de la "Little Italy" des 70's.





